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Cartographie moteur avec certaines infos de la G60 .

12 messages · 19807 vues · démarré le 21 février 2009 par marc.suisse

Cartographie moteur avec certaines infos de la G60 .

Bonjour à tous

Tout est dans le titre , je recherche le dump d'une puce préparée G60 .

Dans le but de comprendre le fonctionnement d'une préparation cartographique .

Je possède déjà le fichier original , j'ai commandé un soft pour sa modification et lecture , mais j'aimerais comparer avec un fichier déjà modifié .

Je tiens à préciser les choses suivantes :

- Le fichier qui vous me ferez parvenir ne sera pas utilisé dans un but commercial .

- Il ne sera pas non plus transféré dans une puce .

- Ce fichier sera détruit après compréhension .

Avis aux modérateurs , dans le cas d'une non conformité avec la charte du forum , je comprendrais que mon post soit supprimé .

Je vous souhaite à tous un bon week-end

Re: Recherche dump puce préparée G60 .

Bonsoir à tous

Bon je pense avoir trouvé une puce modifiée , je l'ai lue et là je vais essayer de comprendre les différences entre la puce d'origine et la puce modifiée .

Re: Recherche dump puce préparée G60 .

coool!!

Je suis le post avec grand intérêt

Re: Recherche dump puce préparée G60 .

Curieux va

Je rafraichirais ce post au fur et à mesure de mon évolution dans ce domaine .

Patience donc .

Edit : Allez , je vous fais profiter d'un petit dossier que je suis en train d'écrire concernant la gestion électronique , ce dossier évoluera bien entendu .

LA CARTOGRAPHIE MOTEUR

Marc Schaefges , Janvier 2009

Un moteur nécessite un mélange air/essence précis pour pouvoir fonctionner et ceci selon la vitesse et la demande du conducteur .

On parle donc d'une proportion d'essence par rapport à l'air .

Pour obtenir un rapport air/essence adéquat au moteur , il faut donc un système permettant de surveiller le mélange et le modifier si nécessaire .

Sur les anciennes voitures , ce mélange était confié à un carburateur complètement autonome ou bien piloté par une électronique rudimentaire.


Sur les voitures modernes , environ depuis les années 90 , ce contrôle du mélange est confié à un calculateur électronique gérant en temps réel le mélange selon des informations venant du moteur , par exemple la température d'eau , la température d'air , de la sonde lambda ( nous en reparlerons après ) et surtout grâce à 2 informations principale qui sont le régime moteur et sa charge .

Dans le calculateur se trouve plusieurs cartographies permettant selon la charge du moteur et le nombre de tours que le moteur effectue en une minute ( régime moteur ) de connaître le mélange à injecter .

Comme dit ci-dessus , le calculateur nécessite de connaître le régime moteur ainsi que sa charge .

Pour connaître le régime moteur , il existe 3 principales façons de le mesurer :

1)Par un capteur situé autour de la couronne du démarreur .
2)Par un capteur situé autour de l'arbre à came .
3)Grâce au capteur à effet hall situé dans le distributeur d'allumage ( ancien procédé ) .

Pour la charge du moteur , on doit déterminer la quantité d'air , donc la masse de l'air rentrant dans le moteur via le filtre à air et ensuite le collecteur d'admission .

Il existe 3 principales manière de procéder pour connaître cette information :

1)Mesure avec un débimétre mesurant le volume d'air rentrant dans le moteur .
2)En mesurant la dépression après le papillon d'admission en utilisant une durit reliée directement au calculateur dans le cas d'une G60 ou d'un capteur de pression directement sur le corps du collecteur.
3)Avec un potentiomètre monté sur le bloc papillon reflétant donc son ouverture , donc la quantité d'air y passant.

Ces 3 informations ne sont pas suffisantes pour connaître la charge du moteur , en effet , une volume d'air n'a pas la même masse selon que la température soit à 0 degrès ou 30 degrès .

Prenons exemple de l'affirmation suivante :

« L'air étant un gaz compressible , sa masse volumique (en kg/cm3) est fonction de la pression , de la température et du taux d'humidité » .

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Air

Donc , si on obtient une information de 2 m3 ( chiffre donné au hasard ) transitant par le débimètre , pour connaître la masse d'air effective , donc la valeur massique , il nous faut connaître au minimum la température de cet air , cette information est relevée par une sonde , soit directement incluse au débimètre , soit indépendante .

Re: Recherche dump puce préparée G60 .

Bonjour à tous

Je continue un peu le dossier en parlant des débimétres , s'il y a des connaisseurs dans ce domaine , j'attends volontiers les corrections ou les choses à ajouter .

Donnons ci-dessous une petite liste de types de débimètres et leurs spécificités :

- Débimètres mécanique :

"Plateau sonde"

Aucune électronique ou très peu ( anti-pollution de l'époque ) , le principe est de soulever un plateau selon la quantité d'air y transitant , ce qui va faire injecter plus d'essence , j'y reviendrais .

Pas de capteur de température ni de pression , car pas de boîtier électronique ( années 80 ) .

- Débimètres électronique :

"à film chaud"

Un film chaud est maintenu à température constante par un système de chauffage , lorsque l'air transite par ce dernier , il va évidemment faire refroidir ce film , la mesure du courant nécessaire pour le maintient de la température permets de connaître la masse d'air admise .

"Volumique"

Je n'ai pas encore d'informations sur ce type , mais d'après mes recherches , ce débimètre nécessite aussi un capteur de température étant donné qu'il mesure un volume et non pas une masse d'air .

Re: Cartographie moteur avec certaines infos de la G60 .

Bonjour à tous

Voici un petit complément concernant les débimétres :

- Débimètres mécanique :

"Plateau sonde"

Aucune électronique ou très peu ( anti-pollution de l'époque ) , le principe est de soulever un plateau selon la quantité d'air y transitant , ce qui va faire injecter plus d'essence , j'y reviendrais .

Pas de capteur de température ni de pression , car pas de boîtier électronique ( années 80 ) .

- Débimètres électronique :

"à fil chaud"

Il consiste en un fil chauffant tendu dans le canal d'aspiration , un système électronique le maintient à une température constante de 100 degrés supérieur de la température de l'air d'aspiration .

Suivant la masse d'air rentrant dans le moteur donc transitant par le débimétre , la température du fil varie .

Le système de contrôle et de chauffage du fil le détecte et va agir en conséquence pour rétablir la température du fil dans les proportions citées plus haut .

Le courant de chauffage nécessaire est donc représentatif de la masse d'air rentrant dans le moteur , c'est cette information qui va être utilisée pour envoyer les données à l'ECU , ceci dans un rapport d'environ 1'000 mesures à la seconde .

Dans le cas d'une coupure du fil chauffant , l'ECU va le détecter et mettre le véhicule dans un mode dit dégradé qui permettra de continuer à rouler et ainsi permettre d'amener la voiture au garage pour diagnostic .

Etant donné que le débimétre est sur le chemin de l'air rentrant dans le moteur , il est possible que des dépôts se déposent sur le fil chauffant et ainsi fausse les mesures .

C'est pourquoi après chaque coupure moteur , un système de "nettoyage" va se mettre en route et ainsi nettoyer le fil par chauffage de ce dernier à environ 1'000 degrés pendant très peu de temps .


"à film chaud"

Un film chaud est maintenu à température constante par un système de chauffage , lorsque l'air transite par ce dernier , il va évidemment faire refroidir ce film , le courant nécessaire pour le maintient de la température permets de connaître la masse d'air admise .

"Volumique"

Je n'ai pas encore d'informations sur ce type , mais d'après mes recherches , ce débimètre nécessite aussi un capteur de température étant donné qu'il mesure un volume et non pas une masse .

Re: Cartographie moteur avec certaines infos de la G60 .

très instructifs, sympa comme initiative!!!

Re: Cartographie moteur avec certaines infos de la G60 .

Bonjour à tous

Voici le dossier un peu mis à jour , mais il reste assez brouillon pour l'instant .

­
LA CARTOGRAPHIE MOTEUR

Marc Schaefges , Avril 2009

Un moteur nécessite un mélange air/essence précis pour pouvoir fonctionner et ceci selon la vitesse du véhicule ou plus particulièrement du régime moteur et de la demande du conducteur .

On parle donc d'une proportion d'essence par rapport à l'air , c'est pourquoi quand on parle de mélange riche ou pauvre , c'est toujours en parlant de la quantité d'essence par rapport à l'air , riche voudra donc dire un excès d'essence par rapport à l'air .

Pour obtenir un rapport air/essence adéquat au moteur , il faut donc un système permettant de doser, de surveiller et le modifier le mélange si nécessaire .

Sur les anciennes voitures , ce mélange était confié à un carburateur complètement autonome ou bien piloté par une électronique plus ou moins rudimentaire.

Sur les voitures modernes , environ depuis les années 90 , ce contrôle du mélange est confié à un calculateur électronique gérant en temps réel le mélange selon des informations venant du moteur , par exemple entre autres , la température d'eau , la température d'air , de la sonde lambda ( nous en reparlerons après ) et surtout grâce à 2 informations principale qui sont le régime moteur et sa charge .

Dans le calculateur se trouve une ou plusieurs cartographies permettant selon la charge du moteur et le nombre de tours que le moteur effectue en une minute ( régime moteur ) de connaître le mélange à injecter .

Comme dit ci-dessus , le calculateur nécessite de connaître le régime moteur ainsi que sa charge .

Pour connaître le régime moteur , il existe 3 principales façons de le mesurer :

1)Par un capteur situé autour de la couronne du démarreur .
2)Par un capteur situé autour de l'arbre à came .
3)Grâce au capteur à effet hall situé dans le distributeur d'allumage ( ancien procédé ) .

Pour la charge du moteur , on doit déterminer la quantité d'air , donc la masse de l'air rentrant dans le moteur via le filtre à air et ensuite le collecteur d'admission .

Il existe 4 principales manière de procéder pour connaître cette information :

1)Mesure avec un débimétre mesurant le volume d'air rentrant dans le moteur .
2)En mesurant la dépression après le papillon d'admission en utilisant une durit reliée directement au calculateur.
3)Avec un potentiomètre monté sur le bloc papillon reflétant donc son ouverture , donc la quantité d'air y passant.
4)Capteur sur la pédale d'accélération , réflétant donc aussi la quantité d'air rentrant .

Ces 4 informations ne sont pas suffisantes pour connaître la charge du moteur , en effet , une volume d'air n'a pas la même masse selon que la température soit à 0 degrès ou 30 degrès .

Prenons exemple de l'affirmation suivante :

« L'air étant un gaz compressible , sa masse volumique (en kg/cm3) est fonction de la pression , de la température et du taux d'humidité » .

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Air

Donc , si on obtient une information de 2 m3 ( chiffre donné au hasard ) transitant par le débimètre , pour connaître la masse d'air effective , donc la valeur massique , il nous faut connaître au minimum la température de cet air , cette information est relevée par une sonde , soit directement incluse au débimètre , soit indépendante .

« Fonctionnement de la cartographie »

En se basant sur les 2 informations de base , qui sont , comme expliqué plus haut , le régime moteur et sa charge , le calculateur va utiliser ces informations et en déduire la quantité d'essence et l'avance moteur , cela en procédant par interpolation .

N'ayez pas peur , malgré que ce terme soit un peu barbare , il est en fait facilement compréhensible grâce à un exemple .



Source : http://moteurpassion.site.voila.fr/

En bleu , la pression d'air rentrant de le moteur , en rouge le régime moteur , eh bien pour connaître la quantité d'essence à injecter selon un régime et une pression d'air donné , on va lire ( ou plutôt le calculateur ) le tableau .

Prenons l'exemple d'un régime moteur de 1200t/min et d'une pression collecteur de 250 mbar , on va injecter ( ouvrir l'injecteur ) pendant 170ms .

La quantité d'essence va être réglée selon la durée d'ouverture de l'injecteur .

Il faut également savoir que le dosage du carburant fonctionne selon 2 modes principaux :

1.Boucle ouverte ( open loop ).
2.Boucle fermée ( closed loop ) .

Commençons par la boucle fermée si vous le voulez bien .

Je parlais plus haut de l'utilisation de l'interpolation pour déterminer selon le régime moteur et la charge du moteur , la quantité d'essence à injecter .

Dans un soucis d'anti-pollution , de consommation et de protection du catalyseur ( les sondes lambda sont d'ailleurs apparues en même temps que ces derniers ) , il va falloir surveiller les gaz d'échappement qui reflétent le bon ou mauvais fonctionnement du moteur .

Prenons exemple d'une voiture roulant sur l'autoroute , à vitesse stabilisée , à 3'000t/min .

Dans un soucis de consommation , le calculateur va sans arrêt calculer la quantité d'essence nécessaire pour obtenir le meilleur résultat .

Il va bien entendu se baser sur les tables de cartographie par interpolation du tableau vu plus haut , mais va également se baser sur l'information de la sonde lambda ( lien futur vers la sonde lambda ) .

Pour comprendre comment le calculateur va utiliser l'information venant de la sonde lambda , certaines connaissances supplémentaires sont nécessaire :

La stoéchiométrie

Ail ail ail , c'est quoi ce terme ....

En fait pour être précis , le dosage ou rapport stoéchiométrique définit la quantité d'air nécessaire pour la combustion complète d'une certaine quantité d'essence .

Il faut donc savoir qu'il faut 15 grammes d'air pour brûler 1 gramme d'essence .

On parle aussi d'une richesse de 1 .

Re: Cartographie moteur avec certaines infos de la G60 .

Bonjour à tous

Si cela intéresse du monde , voici mon dossier qui j'ai eu le temps de continuer ce matin :

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LA CARTOGRAPHIE MOTEUR

Marc Schaefges , mai 2009

Ce dossier part dans l'idée que le lecteur possède des bases solides dans le fonctionnement d'un moteur thermique essence ou diesel .

Un moteur nécessite un mélange air/essence précis pour pouvoir fonctionner et ceci selon la vitesse du véhicule ou plus particulièrement du régime moteur et de la demande du conducteur .

On parle donc d'une proportion d'essence par rapport à l'air , c'est pourquoi quand on parle de mélange riche ou pauvre , c'est toujours en parlant de la quantité d'essence par rapport à l'air , riche voudra donc dire un excès d'essence par rapport à l'air .

Pour obtenir un rapport air/essence adéquat au moteur , il faut donc un système permettant de doser, de surveiller et de modifier le mélange si nécessaire .

Sur les anciennes voitures , ce mélange était confié à un carburateur complètement autonome ou bien piloté par une électronique plus ou moins rudimentaire.

Sur les voitures modernes , environ depuis les années 90 , ce contrôle du mélange est confié à un calculateur électronique gérant en temps réel le mélange selon des informations venant du moteur , par exemple entre autres , la température d'eau , la température d'air , de la sonde lambda ( nous en reparlerons après ) et surtout grâce à 2 informations principales qui sont le régime moteur et sa charge .

Dans le calculateur se trouve une ou plusieurs cartographies permettant selon la charge du moteur et le nombre de tours que le moteur effectue en une minute ( régime moteur ) de connaître le mélange à injecter .

Comme dit ci-dessus , le calculateur nécessite de connaître le régime moteur ainsi que sa charge .

Pour connaître le régime moteur , il existe 3 principales façons de le mesurer :

1)Par un capteur situé autour de la couronne du démarreur .
2)Par un capteur situé autour de l'arbre à came .
3)Grâce au capteur à effet hall situé dans le distributeur d'allumage ( ancien procédé ) .

Pour la charge du moteur , on doit déterminer la quantité d'air , donc la masse de l'air rentrant dans le moteur via le filtre à air et ensuite le collecteur d'admission .

Il existe 4 principales manière de procéder pour connaître cette information :

1)Mesure avec un débimétre mesurant le volume d'air rentrant dans le moteur .
2)En mesurant la dépression après le papillon d'admission en utilisant une durit reliée directement au calculateur.
3)Avec un potentiomètre monté sur le bloc papillon reflétant donc son ouverture , donc la quantité d'air y passant.
4)Capteur sur la pédale d'accélération , réflétant donc aussi la quantité d'air rentrant .

Ces 4 informations ne sont pas suffisantes pour connaître la charge du moteur , en effet , une volume d'air n'a pas la même masse selon que la température soit à 0 degrès ou 30 degrès .

Prenons exemple de l'affirmation suivante :

« L'air étant un gaz compressible , sa masse volumique (en kg/cm3) est fonction de la pression , de la température et du taux d'humidité » .

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Air

Donc , si on obtient une information de 2 m3 ( chiffre donné au hasard ) transitant par le débimètre , pour connaître la masse d'air effective , donc la valeur massique , il nous faut connaître au minimum la température de cet air , cette information est relevée par une sonde , soit directement incluse au débimètre , soit indépendante .

« Fonctionnement de la cartographie »

En se basant sur les 2 informations de base , qui sont , comme expliqué plus haut , le régime moteur et sa charge , le calculateur va utiliser ces informations et en déduire la quantité d'essence et l'avance moteur , cela en procédant par interpolation .

N'ayez pas peur , malgré que ce terme soit un peu barbare , il est en fait facilement compréhensible grâce à un exemple .


Source : http://moteurpassion.site.voila.fr/

En bleu , la pression d'air rentrant de le moteur , en rouge le régime moteur , eh bien pour connaître la quantité d'essence à injecter selon un régime et une pression d'air donné , on va lire ( ou plutôt le calculateur ) le tableau .

Prenons l'exemple d'un régime moteur de 1200t/min et d'une pression collecteur de 250 mbar , on va injecter ( ouvrir l'injecteur ) pendant 170ms .

La quantité d'essence va être réglée en agissant sur la durée d'ouverture de l'injecteur .

Il faut également savoir que le dosage du carburant fonctionne selon 2 modes principaux :

Boucle ouverte ( open loop ).
Boucle fermée ( closed loop ) .

Partie 1 closed loop :

Commençons par la boucle fermée si vous le voulez bien .

Je parlais plus haut de l'utilisation de l'interpolation pour déterminer selon le régime moteur et la charge du moteur , la quantité d'essence à injecter .

Dans un soucis d'anti-pollution , de consommation et de protection du catalyseur ( les sondes lambda sont d'ailleurs apparues quelques temps après ces derniers, pour plus de détails , consultez la partie sonde lambda 'lien futur vers la sonde lambda' ) , il va falloir surveiller les gaz d'échappement qui reflétent le bon ou mauvais fonctionnement du moteur .

Prenons exemple d'une voiture roulant sur l'autoroute , à vitesse stabilisée , à 3'000t/min .

Dans un soucis de consommation , le calculateur va sans arrêt calculer la quantité d'essence nécessaire pour obtenir le meilleur résultat .

Il va bien entendu se baser sur les tables de cartographie par interpolation du tableau vu plus haut , mais va également se baser sur l'information de la sonde lambda ( lien futur vers la sonde lambda ) pour apporter certains facteurs de correction en vue d'obtenir le meilleur compromis possible .

Pour comprendre comment le calculateur va utiliser l'information venant de la sonde lambda , certaines connaissances supplémentaires sont nécessaire :

La stoéchiométrie

Aie aie aie , c'est quoi ce terme ....

Voici une petite définition tirée du site wikipédia :

En chimie, la stœchiométrie (du grec στοιχειον stoicheion « élément » et μετρειν metrein « mesure ») est le calcul des relations quantitatives entre réactifs et produits au cours d'une réaction chimique.

En fait pour être précis , le dosage ou rapport stoéchiométrique définit la quantité d'air nécessaire pour la combustion complète d'une certaine quantité d'essence .

Il faut donc savoir qu'il faut environ 15 grammes d'air pour brûler 1 gramme d'essence , donc un rapport de 15/1 .

Certains sites parlent aussi d'un rapport de 14,7/1 , ce qui d'après mes recherches semble être le bon chiffre .

On utilise un terme qui est appelé AFR , AFR pour air-fuel-ratio , soit rapport air-essence .

On parle aussi d'une richesse de 1 .

La sonde lambda

Il faut tout d'abord savoir que la sonde lambda a été inventée par Bosch pour améliorer le rendement du pot catalytique ou catalyseur .

Pour un bon fonctionnement de ce dernier , il va falloir lui faciliter la vie et ne lui faire parvenir ( comprenez par les gaz d'échappements ) qu'un mélange gazeux le plus idéal possible .

Quand je parle d'idéal , je veux parler d'un mélange air-essence complètement brûlé , ''sans résiduts'' .

Pour savoir si le mélange est correct , le meilleur moyen est d'analyser les gazs d'échappements et de transmettre au calculateur des facteurs de correction pour qu'il adapte le mélange dans le but d'obtenir le meilleur résultat possible .

Il est bien entendu que la sonde ne va pas analyser tout les gazs d'échappements , mais va s'en tenir à mesurer le taux d'oxygène résiduel qui reflète bien le fonctionnement du moteur, c'est pourquoi on parle aussi de sonde à oxygène ou sonde o2 .

Une sonde lambda nécessite une température minimale de fonctionnement , dans les sondes de première génération , ce chauffage ne fonctionnait que grâce aux gaz d'échappements , il faut donc que le moteur monte en température pour que l'information provenant de la sonde lambda devienne exploitable .

C'est pourquoi Bosch a munis ces sondes d'une résistance électrique dès les années 80 permettant un chauffage en environ 30 secondes pour atteindre les 300 degrès , les informations deviennent donc plus rapidement exploitable par le calculateur ( ECU ).

Certains modèles de voitures possèdent plusieurs sondes lambda , dans le cas d'une voiture récente catalysée , nous allons trouver une sonde avant le catalyseur et une après .

Pourquoi ?

Car tout simplement les normes anti-pollution devenant de plus en plus sévères , il devenait donc nécessaire de connaître l'état du catalyseur , la méthode consiste donc à mesurer les gazs avant et après , ceci pour analyser le bon fonctionnement de ce dernier .

Si les valeurs obtenues en sortie du catalyseur sont identiques aux valeurs d'entrées ou dans un rapport déterminé à l'avance , le calculateur va le détecter et en informer le conducteur via le témoin moteur qui s'affichera sur le tableau de bord .

Les différents types de sonde lambda :

Au zirconium ( OZA )

Au dioxyde de titane ( OTA )

Nous ne rentrerons pas dans les détails concernant le fonctionnement de ces 2 sortes de sondes lambda , retenez simplement que la sonde au zirconium génère une tension électrique reflétant la teneur en oxygéne qui sera interprétée par le calculateur , tandis que la sonde au dioxyde de titane fonctionne plutôt comme une résistance variable .

Suivant la teneur en oxygène , la résistance de l'élément va changer et c'est cette information qui sera interprétée par le calculateur .
C'est un peu le fonctionnement d'une sonde de température d'eau qui a sa résistance qui varie selon la température du liquide de refroidissement.

Pour être encore plus précis , la sonde lambda va mesurer une différence entre le taux d'oxygène de l'air ambiant ( c'est à dire de l'air extérieur atmosphérique ) et le taux d'oxygène passant par le conduit d'échappement .

Si la différence est nulle , c'est à dire que le taux d'oxygène de l'air ambiant et le taux à l'intérieur du conduit sont identique , alors la sonde enverra une tension de 0V .

Si par contre il y a une différence , cette dernière sera représentée par une tension entre 0 et 1V , 1V correspond à un taux nul dans le conduit d'échappement , donc un mélange riche , donc de l'essence excédentaire .

OV correspond assez logiquement à un mélange pauvre , air en excès .

On rencontre également assez récement une gamme de mesure allant de 0V à 5V .

Pour citer encore des différences entre sondes lambda , on peut parler des sondes bande étroite et large bande .

De quoi s'agit-il ?

A l'époque ( pour changer ) , la sonde lambda n'était utilisée que pour préserver le catalyseur , pour que ce dernier soit pleinement efficace ( comme expliqué plus haut dans le dossier ) , il faut faire en sorte que la richesse soit de 1 avec une tolérance de +/- 3% .

La sonde lambda va donc mesurer le taux en oxygène et modifier le mélange si nécessaire et ceci uniquement en closed loop ( lien vers le closed loop ) .

Cette mesure va être limitée en précision , car la pente de mesure est très raide et donc empêcher une mesure précise .

Dans le cas d'une sonde large bande , cette pente sera étendue et permettra des mesures avec beaucoup plus de précision .

Partie 2 closed loop :

Maintenant que l'on sait mesurer avec précisions les gazs d'échappement ou plutôt leurs teneurs en oxygène , il va donc être possible de savoir si le mélange a été correctement brûlé ou non .

On était donc sur l'autoroute , vitesse stabilisée à 3'000 tours/min .

Le calculateur va lire la cartographie et injecter une quantité d'essence par rapport à la charge et le régime moteur comme expliqué plus haut .

La sonde lambda va mesurer la teneur en oxygène des gazs d'échappements et va renvoyer l'information au calculateur ( que je vais appeler dès maintenant ECU ) .

Si l'ECU reçoit une information de richesse du mélange , il va faire en sorte de diminuer la quantité d'essence en injectant moins longtemps , le contraire si l'information reflète un mélange pauvre .

On va donc se baser sur une information de base déterminée grâce à la programmation de l'ECU et surtout des tables d'injections , mais ensuite un facteur de correction va prendre la suite pour obtenir un mélange le plus optimal possible .

Quand je parle d'optimal , je ne parle évidemment pas de performance , mais d'économie de carburant et d'anti-pollution .

Pour obtenir une consommation moindre , on tournera sur un mélange légérement pauvre d'environ 10% , donc en apportant un excès d'air au mélange .

Cette régulation ne fonctionne qu'à régime stabilisé du fait qu'il faut quand même un certain temps ( infime, mais un certain temps quand même ) pour le calcul de la quantité d'essence à injecter .

Il est donc bien clair que cette méthode ne fonctionnera pas si le régime moteur n'arrête pas de fluctuer .

Et c'est là que l'on passe dans la partie openloop .

Openloop :


Re: Cartographie moteur avec certaines infos de la G60 .

Bonjour à tous

J'ai commandé aux Etats-Unis un boitier programmable megasquirt qui me permettra d'apprendre les bases.

Je l'ai reçu en pièces détachées ( kit ) que j'ai assemblé en une dizaine d'heures en prenant mon temps et en faisant les choses soigneusement.

J'ai également commandé un simulateur qui remplacera le faisceau de la voiture et me permettra de bidouiller un peu sur mon bureau.

http://www.diyautotune.com/catalog/mega ... -p-46.html

http://www.diyautotune.com/catalog/jims ... p-174.html

Voila ce que cela donne :





[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xbo0aa_megasquirt_auto[/dailymotion]

Ce boîtier permet un contrôle de l'injection, mais d'origine n'est pas prévus pour un contrôle de l'allumage, mais il existe des alternatives que je ne connais pas encore très bien qui permet d'inclure ce contrôle .

il peut être utile pour remplacer un carburateur et mettre un système d'injection .

Si cela vous dis, voilà le lien du megamanual, très intéressant : http://www.megamanual.com/mtabcon.htm

Re: Cartographie moteur avec certaines infos de la G60 .

De dieu c'est poste est encore plus détaillé que la bible

Faut avoir envie de lire

Re: Cartographie moteur avec certaines infos de la G60 .

Détterage mais tu avais pu faire des avancées dans ce domaine ?

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